L’écriture d’un roman s’apparente souvent à la rédaction d’un scénario. L’auteur regarde le film se dérouler dans sa tête, voit les protagonistes se mouvoir dans le décor qu’il a planté. Il ressent les odeurs, il voit les lumières, il éprouve le cadrage de la scène pour la décrire au mieux à ses lecteurs.
Au cinéma, un vecteur supplémentaire s’ajoute : la musique. Elle concourt à intensifier l’ambiance, à accentuer un moment clef, ou simplement les pensées et réflexions intérieures d’un personnage.

Lors de l’exploration du livre, tout en le parcourant, le lecteur ne possède pas directement cette surcouche au récit.
Pour ma part, lorsque je lis, j’entends clairement une espèce de nappe musicale qui survole les péripéties que je découvre. En revanche, je préfère lire en toute tranquillité, sans interruption, car les bruits environnants m’empêchent de me concentrer. Bien entendu, cette nappe musicale virtuelle est intimement liée aux mélodies que j’aime. La musique a toujours accompagné mon quotidien depuis très jeune. Elle s’est jointe à toutes mes expériences de vie, à tous les moments importants, pour la joie ou la tristesse, les doutes ou l’introspection, les rires et la fête.
Étant passé de l’autre côté de la barrière, je m’escorte à nouveau de mélodies sur ce chemin de découverte de l’écriture. Maintenant et peut-être encore plus qu’avant, elle contribue à apprivoiser les personnages et les instants à décrire. Elle charpente l’atmosphère que je dois développer ou les pensées que les protagonistes de l’histoire expriment en leur for intérieur.
Je suis incapable de lister tout ce que j’aime, musicalement parlant, tant le choix est éclectique et varié. J’ai pourtant l’envie et le besoin de partager avec vous des pistes, des lignes sonores qui pourront vous aider à situer et à définir l’ambiance du récit qui se construit pour le moment.
Il ne m’est aussi pas possible d’effectuer un tri, je vais simplement tenter de séparer certains canaux stylistiques. La « B.O. » de L’Emballement est loin de se résumer à la petite trentaine de références qui vont suivre, mais celles-ci vont vous conduire, je l’espère, dans l’univers des sons qui se livrent aux tournants de certaines pages.
Bonnes découvertes à vous.
Ambiances, incontournables et nappes musicales.
Et bien sûr, tout Hans Zimmer…