La couverture, la vitrine de l’ouvrage.
En plein processus de relecture — réécriture — correction, j’en arrive à réfléchir au texte de la quatrième de couverture. Cela permet de souffler un peu, de changer d’air, de recentrer les idées.
Quand on évoque la quatrième de couverture, on pense également au premier visuel en lui-même. Cette « première page » attirera l’œil de l’explorateur, à la recherche d’une nouvelle aventure. Elle doit intriguer, forcer le questionnement, inciter à retourner l’ouvrage pour en savoir plus.
C’est bien beau tout cela, mais il s’agit d’un véritable travail de spécialiste. Le graphisme est un métier à part entière qui ne s’improvise pas. On ne devient pas dessinateur ou compositeur graphique en claquant des doigts.
Personnellement, j’ai bien mes idées sur l’aspect futur de ma couverture ainsi qu’à propos d’un détail spécifique qui me tient à cœur et qui apparaîtra sur la quatrième. Ce détail étant un concept, une vue de l’esprit créé uniquement en rapport avec un élément précis du récit, il n’apparaît pas dans la vraie vie et donc je ne puis utiliser des photos existantes pour le représenter.
Mes concepts sont en place et bien arrêtés à propos de mes désirs, c’est indéniable.
La quatrième de couverture, l’argument de vente.
Ainsi peut alors commencer le travail de la quatrième de couverture. Elle doit livrer des indices, résumer un lieu, une époque, un déclencheur de l’histoire. En quelques mots, le texte doit parler au cerveau du lecteur, parcourir ses synapses jusqu’au siège de l’envie et du plaisir qu’il espère découvrir, plus loin, là, dans ces pages qui l’attendent.
Double défi, la quatrième sera également graphique, je souhaite que la création imaginée dans le roman y apparaisse. C’est une manière d’offrir au lecteur le visuel d’un élément presque omniprésent dans la vie de mes personnages. À ce visuel s’ajoute l’accroche et je ne la veux pas trop longue. Elle doit être percutante et induire le désir d’en savoir plus.

Envie, volonté et limitation pécuniaire.
Ainsi apparaissent donc petit à petit les écueils à surmonter. Sachant que, comme tout jeune écrivain, je ne peux présumer des répercussions et des retours que m’apportera le roman. Je suis conscient, bien entendu, que je devrai bientôt consacrer une certaine enveloppe pour des points précis. J’aimerais pouvoir concilier mes moyens pour un ou des bêta-lecteurs avec une rémunération légère, et, si possible, trouver des bénévoles.
La raison ?
Je souhaite allouer un crédit plus substantiel pour un correcteur professionnel qui me permettra de finaliser le travail avant la publication.
Si à cela, je dois aussi prévoir un budget conséquent pour le graphisme, cela devient financièrement plus pesant, trop lourd pour mes finances. L’écriture est, dans mon cas, un plaisir, pas un métier. Cependant, comme pour les diverses activités qui me tiennent à cœur, je désire la mener à bien convenablement, ne pas bâcler certaines étapes. Voilà donc le dilemme.
Je conserverai mon enveloppe pour la correction pro, c’est certain. Je dois alors couper dans d’autres pans de la réalisation de mon plan budgétaire… J’ai l’impression de parler comme un politique fraîchement élu !
Je crois en toute bonne foi, en parcourant des groupes spécifiques sur Facebook, pouvoir trouver des arrangements pour la bêta-lecture à prix raisonnable ou bénévole, je verrai cela en temps utile. J’ai la chance de disposer, dans l’entreprise qui m’emploie (encore pour quelques mois), d’une graphiste qui gère les publications et le site internet de la société. Je lui en avais touché un mot durant l’été 2024. Elle m’avait rapidement répondu qu’elle pourrait envisager la chose sans plus aller en profondeur quant au projet qui, à l’époque, n’était pas encore très structuré dans mon esprit. Je lui reposerai donc à nouveau la question. Cela me permettra de chiffrer clairement l’ouvrage d’un graphiste.
Grâce à mes hobbies antérieurs à l’écriture, soit, l’informatique, le montage vidéo, la photographie et la retouche photo en particulier, je bénéficie tout de même de quelques aptitudes pour manipuler les images. Je possède une tablette graphique, outil indispensable à cet effet, et les logiciels adéquats pour réaliser le travail : The Gimp et Darktable pour la retouche, Krita pour la création graphique pure, Inkskape et la suite LibreOffice pour la composition graphique et la publication. Plus tard, peut-être, DaVinci Resolve pour une réalisation vidéo de présentation, si cela s’avérait nécessaire.
Ceci étant dit, je ne suis nullement un graphiste, à peine un simple dilettante en la matière et tout ce que je pourrais produire n’atteindra jamais la qualité que m’offrira un professionnel.
IA quand tu nous tiens
Reste encore cette chère IA omniprésente. Je la retrouve maintenant sur une quantité importante de couvertures des auto-édités (je le serai assurément aussi), Midjourney, Dalle-E, Microsoft Designer et tous les autres.
J’ai utilisé l’IA à d’autres fins, j’en parle dans la page consacrée au trombinoscope de L’Emballement, mais il s’agit là d’un autre sujet et d’une utilisation dans un but bien spécifique.
Je comprends bien cette démarche. Tous, je pense, nous nous trouvons dans une situation identique à celle décrite plus haut. L’argent est systématiquement le nerf de la guerre, et écrire nous mène, petit à petit, à l’envie de publier. Cependant, cela représente un certain coût. Quand bien même les sujets, les visuels créés sont censés être liés au récit, j’ai l’impression de contempler toujours la même image, un graphisme toujours identique dans ses fondements. Je n’y trouve pas d’originalité, juste des éléments volés dans des œuvres universelles et recomposés en images dans lesquelles se retrouve inévitablement un vide, le manque de la « patte de l’artiste », du créateur. À ce tarif-là, je préfère imaginer et tenter de concevoir quelque chose moi-même, quitte à ce que cela ne soit pas parfait, mais qui me soit personnel, non issu de bribes de vies d’autres individus.
À vous !
Pour les lecteurs de cet article qui ont traversé ces moments lors de leurs premiers écrits, je serais heureux que vous partagiez votre expérience. Ce sera l’occasion de rôder le nouveau système de commentaires qui s’ouvre avec cette rubrique. Techniquement, je suis dans l’impossibilité d’ouvrir les interactions aux articles précédents. Les personnes désireuses d’échanger à propos de ceux-ci peuvent me contacter par mail harold.cath@proton.me, sur Facebook ou via le réseau Bluesky, une alternative saine à X et à ses dérives.